De l’inerte au vivant
Que la matière de base soit de la terre, du bois ou autre, ce que je recherche avant tout, c’est de donner le sentiment à l’observateur qu’il est face à une sculpture vivante. S’il pouvait être troublé ne serait-ce qu’une seconde et s’imaginer que pour un peu, elle bougerait ou parlerait alors...
Cette quête amibitieuse s’accompagne d’une évolution de mon travail au fil des ans...
Du réel à l’imaginaire créatif
Un personnage ou une composition est un prétexte. Il me sert de matière première. A partir d’un sujet, ma première (ré)action est de me l’approprier. Peu à peu, le modèle s’efface et laisse sa place à une image imaginaire. Le créatif prend alors le dessus sur le réel.
Du figé à l’animation
Peu importe que le sujet soit en mouvement ou immobile. Ce que j’essaie de communiquer, c’est l’instant. Dans l’échelle du temps, il y a eu l’instant d’avant, il y aura l’instant d’après. Et moi, j’essaie de capter celui entre les deux. Curieusement l’instant figé deviendrait alors source d’animation.
Du masque à l’expression de sentiment
Le détail n’a plus la même place à mes yeux. Aujourd’hui je le considère un peu comme un artifice ou un accessoire. J’essaie de le remplacer progressivement par quelque chose de plus abstrait, de plus intérieur. Mais là, j’entre dans un autre monde et je sais que mon chemin sera long.