Que serait un artiste sans atelier ? Un artiste à la rue ?
Je ne sais pas... Mais il se trouve que le voyage initiatique que j’ai décidé d’effectuer avec la sculpture coïncide avec mes propres voyages. En clair, de déménagement en déménagement, je n’ai pas encore mon propre atelier.
Et pourtant, je me sentirai bien de faire corps avec mon atelier, notamment parce que l’atelier est au coeur du processus créatif. Il y a d’abord le côté pratique. Un toit, 4 murs, cela signifie que la sellette peut être bien positionnée, là au milieu de cet espace magique. Ensuite, je m’imagine mes outils à la portée de la main posés sur un vieux meuble ou une étagère. Quant à l’éclairage, il serait maîtrisé, de jour comme de nuit. Enfin, je serai libre de commencer une oeuvre, de la mettre de côté en posant simplement un chiffon humide dessus et de la reprendre quand cela me chante.
Et c’est sans parler du côté psychologique. Le sentiment de "chez soi" ou "d’appropriation". Le plaisir de ne pas avoir à rendre de de compte ou celui de n’avoir pas d’horaire.
Avoir mon propre atelier serait un grand pas en avant vers le monde artistique et serait évidemment un énorme plus à mon élan créatif.
Et en rêvant un peu au père Noël, je me demande si le must, ce ne serait pas d’avoir mon propre atelier à domicile et un espace dans un atelier collectif, histoire d’échanger avec d’autres amateurs de terre ou de toile.
Avis aux bonnes âmes...